Produits structurés
Ce que vaut vraiment un autocall
Un titre Phoenix annonce un coupon de 7 % par an. Ce chiffre n’est qu’une partie de l’histoire. Ci-dessous, vous pouvez en pricer un et voir le reste.
Comment fonctionne le titre
Tous les trois mois, le titre regarde où se trouve l’indice boursier par rapport à son niveau de départ.
Si l’indice est au-dessus de la barrière de coupon, le titre verse un coupon. Un coupon manqué plus tôt est versé plus tard, en une seule fois, la prochaine fois que l’indice repasse au-dessus de cette barrière.
Si l’indice est au-dessus de la barrière de rappel, le titre est remboursé à 100 tout de suite et tout s’arrête.
Si le titre va jusqu’à la fin, vous récupérez vos 100 tant que l’indice est au-dessus de la barrière de capital. S’il est en dessous, vous perdez la même part de votre argent que ce qu’a perdu l’indice.
Cette dernière règle, c’est tout le produit. L’épargnant a vendu à la banque une sorte d’assurance contre un krach, et le coupon est le prix de cette assurance.
Autocall Phoenix, constatations trimestrielles
Chargement du modèle
Python, NumPy et SciPy tournent dans votre navigateur, dans un processus d’arrière-plan : la page reste utilisable. Environ 31 Mo la première fois, depuis ce site, puis conservés par le navigateur.
Ce qu’il faut regarder
Montez la volatilité. Le prix baisse. Si vous connaissez les options, cela semble étrange. La raison : l’épargnant a vendu une assurance, et une assurance coûte plus cher quand les marchés sont nerveux, alors que le coupon reste fixe.
Descendez le spot vers 60. La valeur baisse bien plus vite que le spot. Entre la barrière de coupon et la barrière de capital, le titre cesse de verser des coupons mais le risque de perte est toujours là. C’est le pire endroit où le détenir.
Comparez le coupon moyen et le coupon médian. Aux réglages par défaut, la moyenne est d’environ 7,6 points et la médiane d’environ 3,5. Quelques futurs durent des années et continuent de payer : ils tirent la moyenne vers le haut. Une fiche produit affiche le taux de coupon. Elle ne montre pas cet écart.
Où ce modèle s’arrête
Pas de risque bancaire dans le prix. Le modèle actualise chaque paiement au taux sans risque. Un vrai titre est pricé avec le coût de financement de la banque émettrice, et il porte le risque que la banque fasse défaut. Les deux font baisser la valeur. Le prix juste affiché ici est donc plus élevé que celui qu’une banque coterait.
Une seule volatilité plate. L’indice évolue avec une volatilité fixe, un taux d’intérêt et un rendement du dividende. C’est suffisant pour montrer la forme du payoff. Ce n’est pas ce qu’utilise un desk. Sur les vrais marchés, les puts (des options qui rapportent quand l’indice baisse) très en dessous du niveau actuel coûtent plus cher, et la barrière de capital se trouve exactement là. Une volatilité plate rend ce risque trop peu cher et fait paraître le titre meilleur qu’il n’est. La page options montre cet effet sur une vraie chaîne d’options.
Des probabilités issues du modèle, pas de l’histoire. L’indice dérive au taux d’intérêt moins le rendement du dividende, soit environ 0,5 % par an. Les vrais indices ont en général dérivé plus vite vers le haut. J’ai relancé le modèle avec une dérive de 7,5 % par an : environ 93 % des titres sont alors remboursés avant l’échéance et environ 2,4 % perdent du capital.
Un seul indice. Beaucoup de vrais titres sont liés à un panier d’actions et paient selon la pire du panier. C’est plus risqué, et ce modèle ne peut pas le montrer.
Code source complet, avec 16 tests dont des contrôles du moteur contre des prix en formule fermée (formules exactes), sur github.com/Nicolas8330/structured-products-pricer.